27 novembre 2011

Au-delà du studio... la cuisine!

Artmistice tente d’amener la danse partout et c’est justement ce que nous avons fait en apportant la danse à la cuisine! Nous avons tenté d'inspirer quelques apprentis cuistots en leur offrant  une prestation de danse tout juste avant un cours de cuisine thaïlandaise à La Guilde CulinaireCe fut une expérience délicieuse et nous espérons insérer la danse dans d'autres espaces aussi uniques et originaux bientôt.

27 novembre 2011

Anniversaire surprise

Le mois dernier, nous avons eu l'honneur de participer à un anniversaire surprise privé, organisé par les fantastiques planificateurs d'événements de Cava Rose. Ce contrat était vraiment agréable, les danseurs étaient géniaux et ce fut un véritable plaisir de travailler avec tout ce beau monde. Ils nous ont accueillis chaudement et choyés.

Nous n’allons pas tout révéler sur cet événement très spécial mais laisserons les photos et les vidéos parler d'elles-mêmes. Nous les mettrons en ligne très bientôt donc restez à l'écoute!

27 novembre 2011

Sur Broadway

 En octobre, nous avons eu la merveilleuse opportunité d'aller en voyage d'études à New York. Broadway offre une saison vraiment remarquable en ce moment et nous avions sur notre liste de spectacles "à ne pas manquer" Follies, How to Succeed in Business Without Really Trying, The Book of Mormon, Memphis, et Chinglish. Ils furent tous fantastiques et nous vous recommandons fortement de les voir si vous en avez la chance.

Heureusement, grâce à Dancap Productions, de plus en plus de spectacles sur Broadway ont fait leur chemin jusqu’à Toronto, y compris Memphis qui sera à l’affiche du 6 au 24 décembre. D’autres comédies musicales seront présentées à Toronto bientôt dont The Addams Family (présentement), American Idiot et In The Heights.  

06 novembre 2011

Formation croisée, une question de survie

Après seulement quatre saisons à l'antenne, l’émission So You Think You Can Dance Canada a été annulée. Je dois admettre que j'ai toujours eu des sentiments mitigés à propos de cette émission. Alors qu'elle a remis la danse sur ​​la carte et créé de la demande, mon expérience avec certains clients m'a fait réaliser que l’émission avait également créé des attentes irréalistes pour ceux qui ne travaillent pas au sein de notre industrie. Par exemple, les extraits de répétitions donnaient l'impression que les chorégraphies pouvaient être montées rapidement et avec peu d'heures de répétition. Ceci fait croire aux clients que le temps investi dans un morceau de travail est minime, et ils sont réticents à payer pour les heures de préparation et de répétition. Néanmoins, j’ai été reconnaissante de constater l'accent mis sur l'importance de la formation croisée des styles variés.   So You Think You Can Dance est basé sur le concept que les meilleurs danseurs sont ceux qui peuvent assimiler et exceller dans différents styles de danse. C'est un exemple clair de la survie du plus fort car les soi-disant «spécialistes» sont prompts à être éliminés. Cependant, cette attente n’est ni exclusive à l'émission ni innovatrice. Depuis longtemps, à moins qu’un danseur ait la chance d’être engagé par une entreprise, la polyvalence est essentielle. Malheureusement, j’ai remarqué qu’il y a une  baisse dans le nombre de danseurs qui s’adonnent à la formation croisée à Montréal. Une danseuse, adepte de la formation croisée, m’a avoué qu'elle avait dû abandonner des cours afin de se concentrer sur sa spécialité, afin de pouvoir balancer travail à plein-temps, enseignement, contrats et son implication dans deux groupes de danse. C'est un argument valable. Cependant, il est triste quand le travail à temps plein d’un danseur n'est pas, en fait, la danse.   En tant que chorégraphe indépendante, j'ai la chance de travailler avec plusieurs danseurs exceptionnels dans leurs spécialités. Imaginez ma frustration lorsque cette liste étendue d'individus incroyablement talentueux m’est inutile quand il s'agit de créer un morceau, ou un spectacle entier qui implique une fusion de styles. Je ne peux que rêver de créer un spectacle comme The Legion of Extraordinary Dancers, où chaque danseur a la chance de présenter sa spécialité, tout en excellant dans les chorégraphies de groupe.   Lors de formations à New York, Los Angeles ou à Londres, je rencontre toujours les mêmes danseurs dans différents cours. Ils ont compris. Il y a une ambition qui est malheureusement inexistante ici. Une amie qui est retourné à Montréal après avoir vécu et dansé à New York partage ma frustration. Elle trouve que nos danseurs ne sont tout simplement pas encouragés ou conscients de l'importance de la formation croisée comme ceux des villes plus compétitives. Elle croit que s’ils devaient quitter Montréal pour Toronto, Vancouver, les États-Unis ou l’Europe, ils seraient entourés par des danseurs qui sont prêts et capables d'exécuter tout ce qu’on leur demande.   Elle apporte également un point essentiel à ce débat. Il ne s’agit pas seulement de compétition et de compétence dans l'exécution de contrats, mais aussi de longévité. Elle observe qu'un grand nombre de ceux qui n’étendent pas leur savoir sont des danseurs de ballet et de danse urbaine. Compte tenu l’effort physique de la danse classique et urbaine sur ​​le corps humain, personne ne bénéficierait plus de la formation croisée qu'eux. La carrière d'un danseur de ballet ou de breakdance est relativement courte à cause de l’exigence physique de ces deux styles. La formation croisée permet d'utiliser son corps à son plein potentiel, du point de vue physique et artistique. Quand le corps n'est plus capable de soutenir les styles aussi impitoyables que le classique et l’urbain, il y  est possible d’avoir une carrière dans d'autres styles.   Dans le monde de la danse,  la survie du plus fort dicte qu’on ne peut se permettre de se concentrer sur une spécialité. Ce n'est pas une question de quantité de travail, mais de la durée d’une carrière. Alors à vous tous « spécialistes », sortez de votre zone de confort et essayez quelque chose de nouveau!

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