30 juillet 2012

Les Arts: Un Investissement louable

Ça fait maintenant presqu'un an qu’Artmistice s’est repositionné et réinventé comme étant une organisation d’art de la scène commerciale. Je suis fière de ce que nous avons accompli depuis la dernière année et les grands pas que nous avons faits en nous réaffirmant dans l’industrie. En rétrospective, cela a demandé un financement considérable et suffisamment de risque; il n’y a pas beaucoup d’efforts louables et de succès qui ne le requièrent pas. Par contre, les récompenses et les résultats ont été plus que positifs et certainement efficaces.   Ayant œuvré dans le domaine pour un certain temps avant de commencer la compagnie, nous avons eu le temps d’accumuler les ressources suffisantes et la chance de pouvoir réinvestir dans la companie lorsque nécessaire. Mais que dire de ceux qui ne font que commencer? Ou ceux qui ont frappé un mur et n’ont pas les ressources pour restructurer leur organisation?   Le financement des arts est, sans faute, toujours une des premières choses à être coupé durant un ralentissement économique. La perception que l’art n’est pas un investissement ne fait qu'empirer la situation, surtout pour les nouveaux artistes. Les compagnies qui ont reçu de l’aide financière et ont eu le temps de faire leurs preuves continuent de recevoir des fonds même lorsqu’elles sont devenues financièrement autosuffisantes. Elles embauchent probablement des rédacteurs professionnels de demandes de subventions, rendant la tâche d'autant plus difficile pour les nouveaux talents. Ce n’est plus tellement une question de couper le financement disponible aux artistes, mais comment les fonds sont distribués. Lorsque l’intérêt potentiel et conséquemment la valeur du travail d’un artiste devient secondaire à la qualité de l’écriture de sa demande, il y a un problème.   Nous avons décidé de prendre la voie commerciale avec la croyance que si nous continuons d’être intéressants, les gens payeront pour le travail investi. La perception que l’art n’est pas une affaire lucrative est seulement ça : une perception. Et c’en est une mauvaise. Considérez les festivals d’été de Montréal, le Broadway de New York, le West End de Londres, les musées en Europe… L’art devrait être vu par le gouvernement, la société, et les investisseurs corporatifs comme étant un investissement et non une perte nette. Si l’art était traité comme tout autre commerce, avec les subventions allant aux artistes et organisations qui en ont vraiment besoin, laissant ceux qui ont déjà connu du succès le devoir de s'autofinancer, l’art aurait peut-être la chance de prospérer comme un réel contributeur économique.

18 juillet 2012

Portrait Passion: Gabrielle Alicot

GABRIELLE ALICOT-   MAQUILLEUSE PROFESSIONELLE ET PROPRIÉTAIRE DE MUA COSMÉTIQUES -   Je suis maquilleuse professionnelle depuis maintenant  5 ans. Toute petite j’ai toujours aimé travailler avec mes mains et d’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours fait des travaux manuels comme de la peinture sur tissus, du dessin, de la sculpture, gravure sur verre, etc.   Toute jeune je me suis rapidement dirigée vers le milieu artistique en commençant par la danse. C’est un environnement dans lequel je me suis toujours senti confortable.  Je n’ai jamais été une personne capable d’être enfermée dans un bureau toute la journée. J’aime vivre décalée des autres, être dans ma bulle, créer et imaginer. Voilà ce qui me fait vibrer. Quand je passe une journée sans pouvoir toucher à mes pinceaux, je déprime. Maquiller et créer est pour moi vital.   Je suis fière de mon métier et j’aime voir les gens qui quittent ma chaise se sentir beaux et bien dans leur peau.  Mais étant une personne très artistique, je me suis peu à peu dirigée vers le body painting. C’est un aspect de mon métier qui laisse place une créativité débordante. J’aime partir de rien et transformer un corps tel un peintre qui donne vie à une toile blanche.   Aussi - et surtout ce que j’aime le plus - est de ne pas avoir de limites et mon métier me le permet. Que ce soit pour des mariages, défilés de mode, cinéma, théâtre, TV, etc. Je ne fais jamais la même chose. Chaque visage, corps et projet sont différents. Je ne m’ennuie jamais.   Pour rien au monde je ne changerais de métier! Il est certain que comme n’importe quel travailleur autonome, ce n’est pas tous les jours faciles. On n’a pas d’horaires fixes, donc pas de salaires fixes ce qui peut souvent créer de l’incertitude et du stress . Mais quand je me lève le matin pour aller travailler, je le fais avec un gros sourire et simplement pour ça, je me considère privilégiée.   Pour en savoir davantage: Site web:  http://www.muacosmetiques.com/ Facebook:  http://www.facebook.com/mua.cosmetiques.5

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