La compagnie Alvin Ailey American Dance Theatre sera à la Place des Arts à Montréal entre les 19 et 21 avril. Au programme cinq pièces seront présentées, incluant deux classiques de la compagnie de danse, Revelations et Streams, ainsi que trois pièces plus récentes In/Side, Takademe, et The Hunt chorégraphiées par leur nouveau directeur artistique Robert Battle. Ne manquez pas la chance de voir l’une des plus grandes compagnies de danse au monde sur scène!
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Levée de fond de style à la cabane à sucre
Artmistice était fier d’avoir fait partie d’une levée de fonds le 30 mars dernier, mettant une touche moderne à une tradition québécoise chérie. Harmonisant la gigue québécoise avec les claquettes et le stepping, les danseurs d’Artmistice ont donné une performance unique et électrisante. Mille mercis aux danseurs talentueux et à la collaboration exceptionelle des chorégraphes pour avoir créé une pièce si mémorable.
MonstaPop et Venom représente le Canada
Félicitations à MonstaPop et Venom qui étaient parmi seulement 144 danseurs à être sélectionnés à travers le monde pour participer au festival et compétitions de danses urbaines Juste Debout en France le 11 mars dernier. MonstaPop et Venom sont les premiers danseurs à représenter le Canada dans la catégorie popping de la compétition. Ils n’ont malheureusement pas gagné le grand prix, mais nous sommes extrêmement fiers de leur deuxième place. Ils sont revenus la tête haute et excités pour l’année prochaine. Travail exceptionnel, bravo! Cliquez ici pour voir leur performance.
La Compagnie Käfig à la Place des Arts du 12 au 14 avril
La Compagnie Käfig du Centre Chorégraphique National de Créteil et de Val-de-Marne sera à la Place des Arts du 12 au 14 avril. Sur un mélange de musique de samba, hip hop, capoeira, bossa nova et électronique, le groupe présentera deux pièces, Correria and Agwa, chorégraphiées par le fondateur et directeur de la compagnie, Mourad Merzouki.
Portrait Passion: Kim Russell
KIM RUSSELL-
ÉCRIVAINE -
Demandez à n’importe quel artiste s’il a choisi sa carrière ou si elle a été en quelque sorte prédéterminée. Je gagerais qu’une majorité d’entre eux dirait qu’ils ont simplement suivi leur destin. Durant mon parcours, j’ai fait face à de nombreux choix de carrière et trop souvent, j’ai mal choisi. J’ai été un recruteuse, promotrice immobilier, exportatrice, et même spécialiste en déclaration de revenus. J’ai un baccalauréat en théâtre et une maîtrise en gestion. Dans chaque profession que j’ai eue, j’ai atteint un niveau modéré de succès, jusqu’au moment où je me suis heurtée à un mur de brique. Ce mur était familier : rempli d’ennui, de résistance et parfois un sentiment d’échec et de panique. Le mur de brique signalait tout le temps le besoin un changement!
Alors me voilà dans ma cinquantaine cherchant à développer ma carrière en arts. Normalement, je devrais me préparer à la retraite, et non finaliser mon portfolio de d’écriture. Alors que je ne devrais que compter 15 ans avant de prendre ma retraite, je planifie les prochains cinq ans autour des conférences, auditions et compétitions de dramaturgie.
Alors pourquoi faire cela à cette étape de ma vie? Je n’ai pas le choix. Les portes continuent de s’ouvrir et la voie me semble solide, effrénée et prometteuse. C’est un risque, mais pour la première fois de ma vie, c’est un risque que je considère calculé. Les arts m’appellent, j’ai fait ma valise et je suis prête.
Et vous, avez-vous répondu à l’appel?
L’exode du talent
La compétition littéraire Canada Reads était récemment sur le réseau anglais de Radio-Canada. Le débat télévisé a adressé la question des artistes canadiens qui bâtissent leur carrière, et trouvent parfois la renommée, seulement une fois arrivée aux États-Unis. Ceci m’a fait penser à tous ceux pour qui ceci était vrai: Justin Bieber, Ryan Gosling, Sandra Bullock, Steve Martin, Mike Meyers, et plusieurs autres. Cette histoire n’est pas unique aux stars hollywoodiennes; plusieurs de mes amis et danseurs ont quitté le pays pour trouver du meilleur boulot chez nos voisins du Sud.
J’ai moi-même déménagé en Europe il y a quelques années. Je ne gagnait peut-être pas une fortune, mais je n’avais nul besoin d’un deuxième (ou même d’un troisième!) emploi- souvent n’ayant aucun lien avec mon principal métier – afin de joindre les deux bouts. J’entends souvent plusieurs raisons et excuses pour expliquer comment notre pays en est arrivé ainsi, mais peu de solutions concrètes qui pourrait nous sortir du statut quo. J’ose tout de même croire que nous sommes aussi talentueux que nos voisins américains ou nos cousins de l’autre côté de l’Atlantique.
En entrevue récemment, l’acteur Jay Baruchel, aujourd’hui une vedette d’Hollywood, expliquait qu’il n’avait jamais oublié ses racines. Il demeure toujours à Montréal et continue de réaliser des films dans sa ville natale. Il a récemment joué dans The Trotsky, un film fièrement montréalais qui a reçu des critiques élogieuses. À la question “pourquoi tourner au Canada?”, il a répondu « je crois sincèrement que le Canada est le meilleur pays au monde, alors pourquoi pas faire des films ici? »
Nous pouvons continuer à pointer du doigt les problèmes et les échecs . Par contre, nous pouvons continuer d’appuyer nos artistes d’ici et toutes formes d’art ‘made in Canada’ . Nous créons à tous les jours, alors pourquoi ne pas créer une plus forte demande?
Une balle à la fois
Vous savez que vous avez un emploi intéressant lorsque doit suivre une formation en…jonglerie. Pour un exercise qui semble si simple, la réussite n’arrive qu’après beaucoup de pratique. Nous étions convaincus que notre capacité d’analyser le mouvement nous permettrait de maîtriser le jonglerie simplement en regardant des vidéos sur YouTube. Quelle naiveté! Nous avions décidément surestimé nos talents. Mais grâce à une amie qui nous a gentiment offert quelques cours, nous avons acquis une nouvelle compétence. Chapeau à tous ces jongleurs, surtout ceux qui tentent leur chance avec le feu!
Artmistice sous le grand chapiteau!
L’équipe a récemment fait partie d’une collecte de fonds importante, inspirée par l’univers fantastique du cirque des années 20. La soirée s’est soldée avec une performance à couper le souffle du lancer de couteaux, précédée par des performances d’un homme fort, d’une diseuse de bonne aventure, d’un magicien, et autres personnages fantasques. Ce fut tout un défi et merci à tous ceux qui ont fait de cette soirée un succès!
Portrait Passion: Sébastien Desrosiers
SÉBASTIEN DESROSIERS-
VIDÉASTE
“Je me rappelle avoir commencé à faire des vidéos à l’école primaire, sur des grosses cassettes VHS. Plus tard, lorsque j’ai eu ma propre caméra et un ordinateur pour faire du montage, j’ai vraiment commencé à tripper ! Je faisais des vidéos de tout : des films pour mes travaux scolaires, des spectacles de danse, des vidéoclips et des road-movies quand je partais au chalet avec mes chums.
Quelques caméras plus tard, je travaille maintenant à concevoir et produire des vidéos promotionnelles pour entreprises et artistes; mon objectif est de donner une voix et de faire briller des gens qui ont des projets passionnants à partager.
Mon métier m’apporte beaucoup de plaisir et de fierté, mais aussi beaucoup de responsabilités et de stress, sans parler des horaires irréguliers. Comme beaucoup de travailleurs autonomes, je me demande parfois pourquoi je fais ce métier de fou alors que je pourrais tout plaquer et trouver un emploi ‘normal’, de 9 à 5, avec un patron et une machine à café.
Il y a beaucoup de facteurs qui me poussent à continuer. D’abord, j’apprécie la liberté de faire mon propre horaire. Aussi, mon café est franchement meilleur que celui des immeubles à bureaux! Mais au-delà de ça, j’aime arriver à faire une différence pour mes clients et de voir les yeux des gens briller lorsqu’ils regardent une de mes vidéos, car c’est ça l’objectif: toucher les gens.
Ce qui me motive aussi c’est ce sens de fierté lorsque j’ai réussi à bâtir quelque chose de beau, ce moment magique où je souris en me disant : Wow, là j’viens de faire de l’or !”
Démo BPM Delarosas from sebastian delarosas on Vimeo.
Portrait Passion: Marianne Girard

MARIANNE GIRARD-
ARTS VISUELS-
“Dans mon cas, je ne crois pas tout à fait avoir choisi d’être une artiste. J’ai plutôt été exposée très jeune aux arts du cirque, à la danse et aux arts visuels. La trajectoire s’est un peu tracée d’elle-même.
Le côté incertain et contractuel de ces milieux m’a été inculqué dès mon enfance, ce qui m’a permis d’être habituée aux côtés négatifs que certains craignent. J’ai eu la “chance” d’apprendre très tôt à m’adapter aux situations différentes et variables. J’ai ensuite pu faire le choix, en toute connaissance de cause, de rester dans le domaine et de développer ma carrière vers où je voulais qu’elle aille.
Il a toujours été évident pour moi qu’il y a plus d’aspects positifs que négatifs dans une carrière artistique. Il faut bien sûr à la base avoir une bonne tolérance aux incertitudes et aux changements, avoir une tendance solitaire (pour les arts visuels du moins) et aimer inconditionnellement ce que l’on fait, car des déceptions et des épreuves il y en a plusieurs! Par contre, j’ai la chance d’avoir une liberté au plan créatif ainsi que l’opportunité d’être autonome et indépendante. J’ai aussi la possibilité de travailler où je veux sans attaches. J’aime gérer mon temps et me réinventer constamment sans avoir de comptes à rendre. Je vis aussi un certain sentiment d’accomplissement et de fierté lorsque je crée une œuvre à partir d’une idée, d’un sentiment ou de quelqu’un pour en faire un objet unique. Je fais ce que je fais aussi beaucoup pour le processus de recherche et d’expérimentation qui est très enrichissant au niveau personnel. Les seules limites à mon métier sont celles que l’on s’impose.”



