Sur Broadway

 En octobre, nous avons eu la merveilleuse opportunité d’aller en voyage d’études à New York. Broadway offre une saison vraiment remarquable en ce moment et nous avions sur notre liste de spectacles “à ne pas manquer” Follies, How to Succeed in Business Without Really Trying, The Book of Mormon, Memphis, et Chinglish. Ils furent tous fantastiques et nous vous recommandons fortement de les voir si vous en avez la chance.

Heureusement, grâce à Dancap Productions, de plus en plus de spectacles sur Broadway ont fait leur chemin jusqu’à Toronto, y compris Memphis qui sera à l’affiche du 6 au 24 décembre. D’autres comédies musicales seront présentées à Toronto bientôt dont The Addams Family (présentement), American Idiot et In The Heights.

 

Formation croisée, une question de survie

Après seulement quatre saisons à l’antenne, l’émission So You Think You Can Dance Canada a été annulée. Je dois admettre que j’ai toujours eu des sentiments mitigés à propos de cette émission. Alors qu’elle a remis la danse sur ​​la carte et créé de la demande, mon expérience avec certains clients m’a fait réaliser que l’émission avait également créé des attentes irréalistes pour ceux qui ne travaillent pas au sein de notre industrie. Par exemple, les extraits de répétitions donnaient l’impression que les chorégraphies pouvaient être montées rapidement et avec peu d’heures de répétition. Ceci fait croire aux clients que le temps investi dans un morceau de travail est minime, et ils sont réticents à payer pour les heures de préparation et de répétition. Néanmoins, j’ai été reconnaissante de constater l’accent mis sur l’importance de la formation croisée des styles variés.

 

So You Think You Can Dance est basé sur le concept que les meilleurs danseurs sont ceux qui peuvent assimiler et exceller dans différents styles de danse. C’est un exemple clair de la survie du plus fort car les soi-disant «spécialistes» sont prompts à être éliminés. Cependant, cette attente n’est ni exclusive à l’émission ni innovatrice. Depuis longtemps, à moins qu’un danseur ait la chance d’être engagé par une entreprise, la polyvalence est essentielle. Malheureusement, j’ai remarqué qu’il y a une  baisse dans le nombre de danseurs qui s’adonnent à la formation croisée à Montréal. Une danseuse, adepte de la formation croisée, m’a avoué qu’elle avait dû abandonner des cours afin de se concentrer sur sa spécialité, afin de pouvoir balancer travail à plein-temps, enseignement, contrats et son implication dans deux groupes de danse. C’est un argument valable. Cependant, il est triste quand le travail à temps plein d’un danseur n’est pas, en fait, la danse.

 

En tant que chorégraphe indépendante, j’ai la chance de travailler avec plusieurs danseurs exceptionnels dans leurs spécialités. Imaginez ma frustration lorsque cette liste étendue d’individus incroyablement talentueux m’est inutile quand il s’agit de créer un morceau, ou un spectacle entier qui implique une fusion de styles. Je ne peux que rêver de créer un spectacle comme The Legion of Extraordinary Dancers, où chaque danseur a la chance de présenter sa spécialité, tout en excellant dans les chorégraphies de groupe.

 

Lors de formations à New York, Los Angeles ou à Londres, je rencontre toujours les mêmes danseurs dans différents cours. Ils ont compris. Il y a une ambition qui est malheureusement inexistante ici. Une amie qui est retourné à Montréal après avoir vécu et dansé à New York partage ma frustration. Elle trouve que nos danseurs ne sont tout simplement pas encouragés ou conscients de l’importance de la formation croisée comme ceux des villes plus compétitives. Elle croit que s’ils devaient quitter Montréal pour Toronto, Vancouver, les États-Unis ou l’Europe, ils seraient entourés par des danseurs qui sont prêts et capables d’exécuter tout ce qu’on leur demande.

 

Elle apporte également un point essentiel à ce débat. Il ne s’agit pas seulement de compétition et de compétence dans l’exécution de contrats, mais aussi de longévité. Elle observe qu’un grand nombre de ceux qui n’étendent pas leur savoir sont des danseurs de ballet et de danse urbaine. Compte tenu l’effort physique de la danse classique et urbaine sur ​​le corps humain, personne ne bénéficierait plus de la formation croisée qu’eux. La carrière d’un danseur de ballet ou de breakdance est relativement courte à cause de l’exigence physique de ces deux styles. La formation croisée permet d’utiliser son corps à son plein potentiel, du point de vue physique et artistique. Quand le corps n’est plus capable de soutenir les styles aussi impitoyables que le classique et l’urbain, il y  est possible d’avoir une carrière dans d’autres styles.

 

Dans le monde de la danse,  la survie du plus fort dicte qu’on ne peut se permettre de se concentrer sur une spécialité. Ce n’est pas une question de quantité de travail, mais de la durée d’une carrière. Alors à vous tous « spécialistes », sortez de votre zone de confort et essayez quelque chose de nouveau!

Artmistice au Commercial Theater Institute

Nous avons été ravis de découvrir le Commercial Theater Institute au début du printemps. Basé à New York et dirigé par Jed Bernstein de l’organisation ‘Above the Title Entertainment’, le CTI offre une formation, des ressources et conseils aux producteurs de théâtre commercial. Le CTI propose également des cours, des séminaires et des ateliers tout au long de l’année dirigés par des producteurs reconnus tels que Tom Viertel, Kevin McCollum, et David Stone. Le CTI fait un travail remarquable en choisissant des conférenciers pertinents, enrichissants et captivants.

Pour alimenter notre verve en préparation de nos nouveaux projets, Artmistice a assisté à diverses séances de formation au cours des derniers mois. Leur équipe, ainsi que la nouvelle génération de producteurs, ont été une formidable ressource d’information.

Toute personne qui s’intéresse à la production et qui cherche à développer ses connaissances de l’industrie devrait consulter le Commercial Theater Institute. Nous sommes certainement heureux de l’avoir fait!

Nouveau site web, nouveaux horizons!

Nous sommes fiers de vous accueillir sur notre nouveau site web! Vous pouvez désormais apprécier nos photos et vidéos de spectacles et événements passés, lire notre blogue, et nous retrouver sur Facebook, Twitter et Flickr.

Merci à notre talentueuse photographe, Cylla von Tiedemann et son assistant Vincent, ainsi que nos magnifiques danseurs pour les photos qui ont inspiré notre nouveau look.

Ceci n’est que le début de tous les changements excitant chez Artmistice. En plus de notre nouveau site, nous souhaitons innover avec notre nouvelle direction et notre talentueuse équipe d’artistes. Après trois ans de spectacles corporatifs et d’événements à succès, Artmistice se lance dans ses propres projets de production. Pour en savoir davantage, suivez nous sur Twitter @artmistice.

Merci Nadège!

Artmistice voudrait exprimer sa sincère gratitude à la co-fondatrice de la société, Nadège Maignan, pour son travail acharné pendant notre année de lancement. Le succès qu’Artmistice connaît aujourd’hui est dû, entre autres, a son dévouement inlassable.

Avec Sonia Clarke, Nadège a cofondé Artmistice en 2008. Au cours de leurs deux années de collaboration, Sonia et Nadège ont mis sur pied de nombreux événements mémorables à Montréal, y compris l’hommage à Michael Jackson.

Nadège a quitté Artmistice en Juin 2010, afin de poursuivre d’autres ambitions. Elle nous manquera et nous lui souhaitons tout le meilleur à l’avenir.

Mission impossible: trouver des classes de maîtres

Récemment, deux danseurs, un de Toronto et l’autre de Vancouver, m’ont demandé de leur conseiller des studios de danse contemporaine offrant des classes de maîtres. Je leur ai suggéré Studio Bizz, un établissement à l’épreuve du temps, qui depuis des décennies se situe au même endroit, quoique sous différents noms. Toutefois, aucune autre suggestion ne me venait à l’idée.

 

Je me suis souvenue qu’un des danseurs présent à la séance photo de notre nouveau site web s’était plaint du fait que sa technique s’était dégradée en deux ans. En fait, depuis son déménagement à Montréal, il avait du mal à trouver des cours ouverts correspondant à son horaire. Comme la plupart des danseurs, lorsqu’il ne travaille pas, il enseigne, ce qui lui laisse peu de temps pour s’entraîner. Malheureusement, ces plaintes, je les entends trop souvent depuis les dernières années et ceci, par un nombre incalculable de danseurs à Montréal. Je me demandais à quel point la situation pouvait être déplorable, donc comme toute personne curieuse, je me suis tournée vers Google.

 

Sachant qu’une recherche Google, sans spécifier un endroit en particulier, donnerait des résultats par proximité géographique, j’ai été consterné lorsque ma recherche avec les mots “drop-in + dance” m’a donné des pages entières de studios à Toronto. En ajoutant «Montréal» à la recherche, le résultat en tête de lice est une annonce parrainée par un studio offrant des cours à la session, et seulement deux classes ouvertes au niveau de remise en forme. Le deuxième était un blog, publié en 2008, demandant de l’aide pour trouver des cours ouverts en danse contemporaine. Plusieurs essais de mots clés en anglais et en français étaient tout aussi décevants. J’ai trouvé une abondance d’annonces Kijiji et de vidéos YouTube sans pertinence, et même des cours de “pole-dancing”. Le peu de résultats légitimes étaient des cours pour adultes débutants cherchant à se remettre en forme ou à la recherche de nouvelles sensations.

 

Nous ne pouvons clairement pas rivaliser avec Toronto. Après tout, avec 6 millions d’habitants, la population de la région du Grand Toronto est presque le double des 3,8 millions de la région du Grand Montréal. J’ai voulu savoir comment se portait cette industrie dans les autres grandes villes du pays et les résultats de ma recherche m’ont laissé perplexe. En fait, Vancouver et Calgary, avec des populations de 2,3 millions et 1,2 millions respectivement, avaient chacune un grand choix de classes ouvertes de différents styles et niveaux. Faut-il conclure qu’il n’y a pas de corrélation directe entre la grosseur d’une population et l’accès à la formation? J’ose croire que nous n’avons pas moins de danseurs que ces autres grandes villes canadiennes. Alors, comment peut-on expliquer le problème?

 

J’ai procédé à une enquête informelle parmi les danseurs et professeurs de Montréal pour constater que nous, la communauté de la danse, avons une mauvaise compréhension de la question. D’une part, plusieurs d’entre eux ont pour avis que nous ne sommes pas aussi “grand” que ceux d’autres villes. A cela, je dis que les chiffres parlent d’eux-mêmes. Deuxièmement, ceux qui enseignent me disent qu’il n’y a simplement pas de demande pour les classes ouvertes. Si j’additionnais tous les danseurs qui se sont plaints de ne pas en trouver, je pourrais facilement remplir des studios entiers. Par ailleurs, il y a 110 écoles de danse dans la région du Grand Montréal. Beaucoup de leurs élèves font face au même problème: aussitôt qu’ils commencent leurs études au cégep ou à l’université, ils ne trouvent plus le temps pour les cours en session. A travers mes nombreuses années d’enseignement, j’ai vu des centaines d’étudiants prometteurs et talentueux arrêter la danse pendant leurs années d’études postsecondaires en raison du manque d’accès aux classes ouvertes.

 

Ceci a souvent eu pour effet de voir partir les meilleurs danseurs de Montréal. Malheureusement, la question est plus complexe que des danseurs se plaignant d’un manque de classes ouvertes. Le vrai problème est l’accès limité à la formation de bonne qualité qui empêche de formidables danseurs de réaliser leur plein potentiel. Depuis les années 90, beaucoup de sociétés de croisières et des entreprises telles que Canada’s Wonderland ne viennent plus à Montréal pour des auditions et tiennent les essais dorénavant exclusivement à Toronto. Le résultat est que la communauté de danse s’affaiblit, alors que d’autres villes nous surpassent en termes de ressources et d’opportunités. Il s’agit d’un véritable cercle vicieux.

 

Je sais que certains d’entre vous proposent des cours ouverts. Grâce au contenu de Facebook, je peux savoir qui enseigne et où se trouve ces cours sont ouverts. Le problème demeure qu’il faut que je vous connaisse pour vous trouver! Les classes de qualité à Montréal sont difficiles à trouver, et contrairement à Toronto, Vancouver ou Calgary, les studios dont vous êtes locataires, ne font pas suffisamment de marketing. Studio Bizz aurait dû être le premier résultat à apparaître au cours de ma recherche Google, suivi par les studios où vous enseignez. Malheureusement, dans le monde ou nous vivons, si vous n’apparaissez pas sur les premières pages d’une recherche Google, c’est presque dire que vous n’existez pas!

 

Alors je fais appel à tous ceux qui offrent des cours ouverts à nous aider à rectifier ce problème. Si vous offrez déjà des cours ouverts ou si vous voulez commencer à le faire, si vous êtes à Montréal ou dans les villes voisines telles que Boucherville et Laval, nous allons vous publiciser votre offre sur notre page Facebook et rendre ces informations disponibles aux écoles partout dans la ville. Il suffit de nous envoyer le nom et l’adresse du studio où vous enseignez, la ville, le site web, et les styles de danse disponibles.

 

Remettons Montréal sur la carte où on y trouve une communauté de danse compétente, forte et durable.

Aussi, n’oubliez pas de nous joindre sur notre page Facebook et Twitter!